Bref, un poême

If you want the English version, which is a “tl;dr” of the following French, just scroll down.

Il y à déjà belle lurette, j’écoutais sois une émission radio internet, ou XM, ou bien encore un podcast (oui, je sais que le terme officiel est baladodiffusion, mais ça me semble un terme forcé, et en plus, pas mal bête à dire), et une des personnes était Pierre Bourgault. Si je me souviens bien, il était l’invité, et c’était une redifusion d’une entrevue survenue pas longtemps avant son décès en 2003. Au cours de l’entretient, sachant son temps court, il a partagé un de ses derniers poêmes, qui m’a énormément touché. En fait, il m’a touché au point que je l’ai retranscrit, aussitôt et aussi bien que je le pouvais à ce moment.

Et cette feulle de papier, sur laquelle j’avais transcrit ce poême, à beaucoup, BEAUCOUP voyagé avec moi d’un boulôt à l’autre, d’un cubicule à un autre. À chaque fois que je retrouvais cette feuille, je me disais que je doit retranscrire une fois de plus, en format électronique. Et à chaque fois, quelque chose (paresse, boulôt, autre obligations) m’en empêchait. Mais la semaine passée, je me suis retrouvé face-à-face encore une fois avec oa feuille de papier, avec ces mots encrés en moi, avec rien de plus qu’un carnet de note, mon téléphone cellulaire, et quelques minutes d’attentes.

J’ai alors pris avantage de ces moments pour retranscrire ces mots, et quelques secondes plus tard, mon temps s’était écoulé, et la “vraie vie”, ainsi que ses obligations, réapparurent. Étant si proche de pouvoir, une fois pour toute, partager et rediffuser ces mots, je me suis donné comme devoir, ce dimanche soir, de terminer mes notes et mon histoire avec ce poême, et le repartager avec le monde, aussi petit que le mien peut l’être.

Et voici, mes chers et chères, ces mots si simples, si touchants, si émouvants, que je m’obligeait, et que je m’oblige encore, en fait, de porter avec moi.

A vous, à vous et à vous, 
Puissiez vous vivre mil ans.
À moi, puissai-je vivre
Mil ans moins un jour,
Que serait la vie, 
Sans vous, vous et vous. 
Pierre Bourgault


English Version

Years ago, listening to either an audio stream, radio program, a podcast or something else, I heard an interview with Pierre Bourgault, a Québec politician, essayist, journalist, etc. which took place shortly before his death. During this interview, knowing his time left on earth to be short, he shared a poem, which has stuck with me to this day. I wrote it on a piece of paper, and I’ve been keeping and carrying this paper with me from job to job, from cubible to cubicle.

It so moved me, I felt I needed to comit it to electronic format, to share with others and remind myself, not that I have forgotten the words to this day. The other day, I was waiting for something or another, and found myself face to face with this poem once more. With nothing more than it, a (paper) notebook and my cell phone, I took the opportunity to transcribe it. No soone was I done, it was time for me to move on. So I promissed myself that I would finish it up this weekend, and share. So here it is at last, in my layman’s translation. I hope that you find value and meaning in it.

To you, you and you,
May you live a thousand years.
To myself, may I live
A thousand years less a day
What would be life
Without you, you, and you.
Pierre Bourgault

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